Luca Giordano

C’était en février 2020, autant dire il y a une éternité. La dernière exposition avant le confinement. Luca Giordano au Petit Palais. J’aimais bien ses hommes avec lunettes, qui nous rappellent que Naples a été un des premiers centres de l’ophtalmologie en Europe. Dans « La douleur du chardonneret », Anna Maria Ortese évoque des lunettes magiques, que l’on pouvait trouver là-bas. Elles ont les mêmes propriétés que les miroirs magiques : elles permettent de voir les personnes aimées qui se trouvent au loin.

Album photographique ici.

2 commentaires

  1. Bien cher André, je te lis avec toujours autant de curiosité et d’intérêt. Il y a comme une indiscrétion à lire les journaux intimes, à basculer les photos des bibliothèques personnelles. Vois ce que je lis et tu sauras qui je suis. Maxime Alexandre, La défense de l’infini, Venises, Le voyage en Calabre, Xavier et ses dernières pages admirables… Une photo de Léon, je crois, cheveux sauvages sur le haut, une photo de toi, sauvages vers le bas, déjà démodés. Les temps changent, on ne va plus rue Fontaine pour le Cabaret de l’enfer, on y va pour une coupe de cheveux. Apprendre que la ligne 13 y amène est un détail qui serait anodin s’il n’était bien…conduit, à ce moment d’un journal historique. L’atelier du capitaine Breton, cet homme aussi agaçant que passionnant, a été vidé. Tu étais présent au sacrilège de la dispersion des trésors, au saccage du Musée. Il reste les belles photos de la farde. Ceci sont (dirait le charcutier) quelques mots de sympathie, mon cher André, toi qui as le dandysme passionné de la littérature et le talent de regarder les choses, les gens, les petits événements du jour, de la promenade, de les mettre en évidence, un peu à la manière surréaliste. Bref de rendre intéressante la vie. Ce n’est pas si mal… Je dépose le clavier, ce système si pratique et si détesté de moi. A portée de mon oeil et de ma tristesse : la boite ouverte avec le beau Mont blanc que ma fille m’a offert, quelques mois avant de mourir. De tout coeur à toi. Lionel

    Envoyé de mon iPad

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    Aimé par 1 personne

    1. Merci Lionel pour tes mots de sympathie fidèle. Je ne sais trop si je puis me référer au surréalisme. Le flux des souvenirs hérités se mélange avec le flux du réel. La rencontre sur une avenue d’une manifestation, d’une brigade policiers et d’une brocante est-elle surréaliste ? Peut-être suis-je plus à la recherche du magique dans le réel, ce qui est encore une forme de naturalisme. A défaut d’être un créateur, j’essaye d’être un capteur attentif.

      Je regrette de ne pas avoir rencontré ta fille. D’après les photographies, elle avait une beauté de fée.

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