Une lecture pour temps d’horreurs

Illustration de Franz Masereel pour l'édition allemande "Die Geschchte von Ulenspiegel und Lamme Goedzak", Verlag Volk und Welt, Berlin, 1952.
Illustration de Franz Masereel pour l’édition allemande « Die Geschchte von Ulenspiegel und Lamme Goedzak », Verlag Volk und Welt, Berlin, 1952.

Terminé aujourd’hui la lecture de La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d’Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et d’ailleurs de Charles de Coster. Ce livre de plus de 600 pages est lourd comme une bedaine flamande mais vif comme l’esprit de liberté. Roman historique, poème épique, grand hochepot sensuel, odeurs de chairs brûlées, cris des torturés et chant des alouettes. Pourquoi ais-je vécu si longtemps avec la perception que Thyl n’était que le héros espiègle, sorte de nouveau Renart, petit héros sympathique pour livre d’enfant ? C’est en fait un solide gaillard révolutionnaire, qui ne dédaigne pas de fréquenter les filles-folles et autres bagasses ni de trucider les ennemis de la liberté. Il y a de Breughel, certes, mais aussi des incendies, du fantastique et des scènes de désolation comme chez Hieronymus Bosch.

Strasbourg, 4 mars 2015.

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