Allegro, andante, allegretto.

Sonates pour piano de Mozart, dans l’insomnie tranquille d’une nuit parisienne. Continuum d’un ruisseau fidèle. Allegro, andante, allegretto. Lili Kraus, Maria Yudina, Maria Jo Pires en délicate alternance. Souvenirs rayonnants de trois des plus belles périodes de ma vie. Dimanches matins de l’enfance, les longs doigts élégants de mon grand-père sur le clavier de son Petrov, alors que la grand-mère prépare la rituelle mousse au chocolat, avec une rasade de rhum. Soirées solitaires à Montpellier, passées à lire des biographies de musiciens, fenêtre du balcon ouverte sur la chaleur du mois d’août. Petits-déjeuners printaniers à Strasbourg, sous la véranda, face au jardin, Mina me faisant la lecture des nouvelles de la veille. Trois époques révolues, ormai, mais l’enfance heureuse continue. Allegro, andante, allegretto.

Strasbourg, 10 octobre 2014.

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