Déliez moi cette Delie

Vu ce soir Dharma Guns de F.J. Ossang.

La première scène est brillante : Delie (Elvire, charmante Elvire, muse du réalisateur, en lunettes noires) guide le hors-bord qui tire un skieur sur un lac d’Auvergne. Pendant le reste du film, je m’ennuie et n’arrive pas à retrouver le nom de l’auteur de Delie. Objet de la plus haute vertu, cher à Valery Larbaud. Je ne le retrouverai qu’au retour, en traversant le Boulevard Wilson, grâce à une association avec Lisbonne.

delie

« Quand j’apperceu au serain de ses yeulx
L’air esclarcy de si longue tempeste,
Jà tout empeinct au prouffit de mon mieulx,

Comme un vainqueur d’honnorable conqueste,
Je commençay à eslever la teste :
Et lors le Lac des mes nouvelles joyes
Restangna tout, voire dehors ses voyes
Asses plus loing, qu’oncques ne feit jadis.
Dont mes pensers guidez par leurs Montjoyes,
Se paonnoient tous en leur hault Paradis. »

Maurice Sceve, Delie.

Strasbourg, 14 mars 2011

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