Frédéric II et la Sainte-Vierge

LES CARNETS DE L’ANGE AVEUGLE – Le Paris de Balzac n’existe pas

Chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse (Rue du Bac, Paris, décembre 2009). (Photo André Lange-Médart)
Chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse (Rue du Bac, Paris, décembre 2009). (Photo André Lange-Médart)

« Voici l’opinion du grand Frédéric sur un vol avec effraction, pour lequel on sollicite en ce moment de nouvelles peines.

Un soldat ayant vu à une Madone de beaux diamants, les lui enleva. Accusé, il fut condamné à mort. Il demande à parler au roi : on le lui accorde. « Sire, dit-il, les catholiques conviennent que la Sainte Vierge peut faire des miracles, et c’est vrai : car en entrant dans l’église, la Madone m’a fait signe, je me suis approché ; alors elle m’a dit de prendre ses diamants parce que j’étais bon militaire et dans la détresse. »

Frédéric II assembla des docteurs pour savoir si la Sainte Vierge avait la faculté de faire des miracles. Sur leur réponse affirmative, il accorda au soldat sa grâce entière. Mais un ordre du jour enjoignit à ses troupes de ne jamais rien accepter de la Sainte Vierge ni des autres saints, sous peine de mort. »

BALZAC, Code des honnêtes gens ou l’art de ne pas être dupe des fripons, 1825.

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