Y a de la dispute dans l’Flaubert

LES BELLES LECTRICES (dans les films de Jean-Luc Godard)
Une femme est une femme

Dans Une femme est une femme (1961) de Jean-Luc Godard, Angela (Anna Karina), strip-teaseuse à ses heures, essaye de convaincre son compagnon Emile Récamier (Jean-Claude Brialy) de lui faire un enfant. Face au peu d’empressement dudit Henri, elle se laisse courtiser par Alfred Lubitsch (Jean-Paul Belmondo). En bonne héroïne godardienne, Angela lit beaucoup, et un peu de tout.

Chez le marchand de journaux, sa main hésite entre une brochure Le cinéma chez soi et un livre J’attends un enfant.

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Angela choisit J’attends un enfant.

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Mais bien vite elle ouvre une revue Beauté, et se cache à moitié derrière elle pour observer Emile.

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Alors qu’Emile s’approche, elle regarde des cartes postales.

Elle montre l’une d’elles à Emile. Il s’agit d’une peinture (de Klee comme dans « Le petit soldat » ?) mêlant les formes d’un oiseau et d’un oeuf, ce qui lui permet de faire allusion à son désir de maternité.

Elle sort sans rien acheter, mais, quelques instants plus tard, nous la retrouvons dans la rue en train de lire France-Soir (on vient d’entendre la voix d’un crieur de journaux), alors qu’Alfred s’approche.

Angela va prendre son service dans la boîte de strip-tease. En signant le registre, elle fait une petite citation d’Alice au pays des merveilles (« Joyeux non-anniversaire »). Elle passe France-Soir à une collègue en lui demandant de lire son horoscope : « Vierge: bientôt un heureux événement », ce qui la réjouit.

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Dans sa loge, elle lit un papier imprimé (un tract ?, le scénario de son petit rôle ?).

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Elle revient vers sa collègue en train de lire un livre au titre non identifiable, mais dont une phrase sybilline est lue : «Les créations de l’art, ce sont les quarante jours de vie glorieuse de la nature».

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Rentrée chez elle, Angela lit me mode d’emploi d’un petit appareil permettant de détecter avec précision les moments de fécondité.

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Puis elle lit L’Humanité.

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Elle feuillette une revue pendant une dispute avec Emile.

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A nouveau seule, elle lit une scène de On ne badine pas avec l’amour d’Alfred (de Musset, pas Lubitsch). Elle cherche à mémoriser le rôle.

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Durant une nuit d’orage, Angela et Henri se livrent (c’est le mot) à jeu de dispute visiblement rituel (il réapparaîtra par la suite) : ils utilisent des titres de livres pour se communiquer de petites insultes d’amoureux :

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A chaque coup, le lampadaire est transporté vers les étagères de la petite bibliothèque.

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Finalement, Angela retrouve Alfred dans une chambre d’hôtel. En feuilletant un livre (au titre, encore une fois, non identifié), elle évoque son désir de partir au Mexique. Alfred lui caresse les cheveux.

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